Le contenu est imminent
Créer un blog aussi longtemps après leur âge d’or est assez curieux. C’est la réalisation d’un vieux rêve jamais mené à son… début, la faute sans doute à une pincée d’auto-sabotage et cette question de savoir quoi y écrire. Des guides technique sur Linux sont un début, il aura au moins servi à quelqu’un et c’est toujours un plaisir d’aider son prochain. Même les nerds à lunettes, comme le moi du futur qui s’en servira comme pense-bête. Mais ce n’était qu’une facette du projet.
Après tant de mois en ligne, ça restait toujours bien trop parsemé et pas à la hauteur de la satisfaction d’avoir enfin pu pondre une plateforme cochant toutes mes cases. Il était temps de réfléchir intensément pour se donner l’impulsion initiale.
J’adore écrire, je n’écris jamais 🔗
Nous avons tous des choses à dire, et des raisons de se taire. Probablement toutes mauvaises, car s’exprimer sous quelque forme artistique que ce soit est globalement un besoin assez répandu bien que parfois réprimé. Un besoin à assouvir par l’écrit ou des activités plus complexes : le dessin, la photographie, le MMA, la musique, etc. Même si le shitposting sur Twitter est devenu bien plus populaire au fil du temps car très accessible.
Pourtant nous sommes nombreux à ne pas passer à l’acte et finalement plus consommer que créer. Regarder passivement les autres sans se rendre compte que le temps filoche, pour ensuite regretter en pensant à tout ce qui aurait pu être. Mieux vaut alors plutôt penser à tout ce qui pourrait devenir, comme… un blog !
S’extraire les doigts 🔗
Si les excuses qui nous ligotent sont mauvaises, elles n’en demeurent pas moins en attente de réponses. Par exemple si elles proviennent d’un défaut de confiance en soi ou d’une pression auto-infligée.
« Qui ça intéressera ? Serai-je à la hauteur ? Qu’en pensera untel, unetelle ? Et si c’est un échec ? MDR t ki sava les chevilles ? »
Dans le cas de l’auto-sabotage, le mieux est de se pencher sur le sujet pour aller de l’avant. Mais si en revanche le blocage prend racine dans des problématiques moins dramatiques comme la pudeur, un petit pseudo résoudra le problème. Et nous voilà en train de mener une double vie, à guetter les regards indiscrets sur nos écrans afin de protéger notre identité secrète… Excitant.
« PTDR t ki ?! 💩💩💩🤣🤣🤣 »
Oui, le troll sera toujours là prêt à bondir sur une proie, déso.
Quoi ou pourquoi ? 🔗
Finalement la question n’est pas tellement quoi créer mais plutôt pourquoi créer ? Parce que j’en ai envie. Pour ressentir des émotions, les transmettre si le partage est de mise, se stimuler soi-même et autrui. Mais en premier lieu, il faut le faire pour soi, afin d’y trouver un sens. Pas pour la reconnaissance, la validation, les autres.
Dans le cas d’un blog, se libérer des contraintes des réseaux sociaux et ainsi retrouver une totale indépendance a toujours été le meilleur argument. Il n’y a pas besoin de s’inquiéter d’un algorithme obscur et changeant, s’adaptant au sens du vent politique en vigueur aux US au moment de poster. Il n’est plus nécessaire d’adapter le contenu à ce qui devrait plaire le plus à cet algorithme afin d’espérer que notre création soit montrée à nos abonnés… La liberté est totale, personne ne décide à notre place.
D’ailleurs ce blog n’était pas censé permettre les commentaires (pour m’épargner la gestion du spam et des trolls) mais après cette réflexion, le partage en ligne sans la possibilité d’échanger et d’aller plus loin serait vain. Je vais donc de ce pas les ajouter… Voilà c’est fait.
Et maintenant ? 🔗
Il est samedi, une semaine plus tard, la temporalité d’un blog n’est vraiment pas celle des réseaux sociaux. Cette réflexion fût productive, débarrasser de ce poids il est tout de suite plus simple de lâcher prise et créer ce qui nous passe par la tête. En rédigeant cet article une digression a été coupée au montage, un autre article potentiel est donc déjà à portée. Et une autre idée m’est venue. C’est beau.
La musique inspirante d’Hammock est validée ♥️
